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日志


2006/8/31

des nouvelles

Tout est mélangé, cela pour toujours avant le départ. J'ai de moins en moins d'espace dans ma chambre.
Départ demain pour nankin , un petit séjour plein des rencontres, de la nostalgie, sans doute.
 
Les jours passés: rendez-vous visa bien passé("Boursière? Alors ça c'est facile." se murmure le mec avec un teint d'indifférence qui n'arrêtait pas d'embêter les autres demandeurs-étudiants avec les questions telles que "pourquoi la France? Quelle est ta discipline, et pourquoi?... ), sauf que j'ai payé le frais de demande-visa alors que j'en suis dispensée.
 
Une soirée dans le grand théâtre pour apprécier le musical "LION KING", au 2e rang, grâce à mon cousin. C'était impressionnant, surtout la production même du musical m'intéresse. Je me rends compte que je suis vraiment plus sensible à la musique qu'à l'image.
 
Un après-midi avec une copine dans un petit bistrot "des lys", un coin assez chouette (que j'en trouverai peut-être partout en France)
 
Enfin bientôt le départ, que j'ai longtemps attendu, celui vers la liberté/l'aventure.
2006/8/26

Dégustation du vin qui déçoit

J'ai été bien curieuse pour accompagner une ancienne copine, agent d'une bôite français du vin rouge, qui me propose d'aller dans une dégustation du vin. Je me suis dite qu'il y en a sûrement des choses à découvrir, tant au niveau du vin qu'au niveau de l'occasion même, surtout quand cela se passe chez Jean George, le top resto français à Shanghai, situé au No.3 du Bund. (Ce fameux "No.3 du Bund"!)
 
D'observer les gens devient sans doute l'un de mes "vices", au cours desquels je m'amuse pas mal. Pourtant cette fois j'ai été bien déçue. Non par les vins blanc qui sont excellents (malheureusement je n'aime pas beaucoup le vin), mais par une ambiance de luxe:tout se passe comme si c'était un jeu d'enfance, dans lequel on joue le roi et la reine. Au boût de 10 minutes j'ai trouvé que cela me gêne et j'ai été prète à y aller.
 
Tout le monde parle anglais. Je n'ai pas de mal à les écouter, mais je n'arrive pas à parler l'anglais sans penser en français. Je parle donc doucement, en faisant la traduction franco-anglaise dans la tête;ou bien je reste muette, me protègeant avec un sourire, en écoutant les explications de différents types de vignes, de différents noms des lieux de productions dont quelques-uns me sont complètement inconnus. Par contre, ce qui m'embête le plus, c'est que les filles chinoises ne me parlent pas en chinois mais en anglais, et elles l'insistent quand je tentais de changer en chinois. Sur ce point-là il s'agit de mon principe perso. Depuis mon lycée, et encore dans mes études du français, j'évite de parler avec les Chinois en anglais/français, sauf qu'on parle ensemble avec un étranger(cela en raison du respect).
 
Je trouve seulement bizarre que deux Chinois qui SAVENT parler chinois causent en anglais et dans le TERRITOIRE. Non? Vous ne le croyez pas?

Shanghai et "à la shanghaïenne"

Bon pour retourner un peu, un weekend complet avec les gens de GE ici à Shanghai. Deux journée extrèmement agréable malgré la fatigue. L'astor hôtel a été extrao, ce premier hôtel étranger dans l'histoire de Shanghai, et ce coin le plus "Shanghaien"...
 
Du coup l'emploi du temps devient rempli seulement après ce weekend. Les courses à faire, les papiers à préparer, c'est du gachet du temps mais on est obligé de les faire. Et pendant ces jours, l'idée me revient que Shanghai devient de plus en plus étrange pour moi: je veux dire que c'est le flux de consommation qui me gêne. Oui, "l'argent qui décide" est tjrs le règle du jeu de cette ville internationale, mais maintenant un peu à la folie.  Sur les visages je lis l'ivresse d'une classe qui monte, qui s'éloigne de plus en plus la tradition. Ils "ressemblent" les occidentaux et ils ne le sont pas. Ils apprécient "Lion King", et plutôt la décoration. Ils goûtent le vin, et plutôt la marque, la date de production. Ils sont riches, ils sont fous. Dans la tête flotte les mousse de consommation. Pourquoi les produits de luxe se vendent de mieux en mieux en Chine? Pourquoi la Chine? Cet environnement me rappelle la France du XIXe siècle chez Balzac, ou "l'aliénation" chez Camus. Je dirais que la répétition de certains traits de l'humanité sont inévitables.
Cette ville, comme les autres en chine, sait bien faire une façade décorative disont "réjouissante et encourageante". Pourtant je préfère le côté "derrière les façades" de cette ville, une vraie vie quotidienne, shanghaienne, et non illusoire.
N'importe, j'ai toujours du sentiment pour cette ville. Je constate son charme, son changement, son côté paradoxal,ainsi que ses influences dans le monde. J'aime cette ville et je suis contente de la quitter. (Alors je peux dire que je suis bien "shanghaienne"...)
2006/8/14

l'entretien

 L'entretien du demande-VISA a drôlement passé. Cette jolie française, mécontente dès le début, n'arrête pas de réclamer contre le ton du prof dans la lettre d'attestation et contre l'effectivité de mes papiers de photocopie("Tous les photocopies! Ils sont fous les responsables du programme!") Je suis sur le point de m'énerver quand elle commence à me rassurer et à rassurer le prof("Non mais ce n'est pas de votre faute, ni celle du prof, hein, plutôt  de l'univ! Ils recoivent chaque année XXX d'étudiants chinois et ils savement bien comment faire le papier de préinscription!"). On a fini par critiquer ensemble l'administration française ("D'ailleurs vous voyez, c'est ça l'administration française"), et elle s'est pas mal moquée du droit de scolarité aussi élevé avant de beaucoup apprécier le sujet du programme, celui de l'humanité. Sortie de son bureau, soulagée, je me demande si je ne viens pas d'écouter une mélodie euphonique.
Elle est bien gentille cette jeune administratrice.

Murmure

I)
Aubout d'une semaine de tranquilité dans une ambiance virtuelle constituée par les films et les musiques françaises, je me retrouve devant la fenêtre du 21e. Je sens de nouveau un air humide et frais. Je suis de nouveau entourée par des bruits constants, venant de partout dans cette ville. Je recommence à me fouetter pour la traduction, les achats,ledemande du VISA; je me reposerai plutôt sous le soleil de Perpignan.
 
II)
François m'a dit qu'il y en a des écrits qu'il a pas mal aimés. Je deviens tout de suite ravie. Je lui ai dit que je veux de l'écho. Oui, l'écho est très important et pourtant il est rare ici, enfin j'ai l'impression.
L'écho s.v.p.
 
III)
J'ai attaqué ma mission d'achat. Je vais continuer de le faire dans les jours à venir. Il me manque un peu tout. J'ai courru d'un magasin à un autre, un peu à la folie. D'acheter des choses est vraiment une mission au lieu d'un plaisir, car je méprise le désir de consommation, l'un des caractères de cette immense ville, alors que je le vois en moi.
Retour avec les sacs remplis, tranquille. Aller, arrachez! Profitez de la saison, profitez des rabais partout!
 
 
2006/8/11

La magique de l'odeur

Il m’est arrivé des fois que j’ai été submergée par un parfum, devenu bouleversant quand il rentre dans mon corps. Un vertige éphémère de suite, un souvenir qui se réveille. L'odeur de souvenir.

Jules et Jim(François Truffaut)

Extraits : film commenté par Jeanne Moreau avec Serge Toubiana

 

--Ca explique bien pourquoi les jeunes gens le gardent comme image de bonheur... C’est vrai qu’on peut aimer deux personnes en même temps, pour des raisons différentes, convergentes, complémentaires, parallèles. L’un peut être le reflet de l’autre et mettre en valeur de l’autre, etc. L’autre n’est pas à rival... Et c’est comme une image rêvée de la vie amoureuse sans la cruauté qu’impose le désir de possession qui fait naître la jalousie.

 

--Personne ne se pert à l’intérieure de l’autre et c’est ça qui fait la force de cette relation. C’est que ce sont les 3 personnes. Et d’habitude on montre toujours l’amour. Ca c’est un mensonge extraordinaire. Ce désir de fusionner, de s’annuler dans l’autre.

 

--Alors quand elle n’est pas dans l’amour à mort, c’est s’abîmer dans la jouissance...C’est la vraie liberté.

 

--C’est cruel. Vivre en liberté c’est cruel, vis-à-vis des autres...Vaut le voir pour le croire

 

--A partir du moment où une femme a besoin de se réfugier dans un groupe, c’est obligatoirement un refus de l’indépendance. Le militantisme c’est une façon d’échapper à la responsabilité personnelle.

 

--C’est le noeud qui libre, qui prend pas sur le joug....Il ne faut pas peser sur les autres.

 

--La phrase du début du film est très belle : Tu m’as dit « je t’aime », je t’ai dit « A tort » ; Je t’ai dit « prends-moi », tu m’as dit « vas-t-en ».

Le départ/Se retrouver le calme

Le départ
Le départ définitif de chez GE. Tout est en ordre.A la réunion. A l'horizontal. A table. Au cône-chocolat. Puis une dernière clope. Puis les dernières heures d’appréciation de l’atelier en couleur, du ronflement des machines. Puis les bisous et les au-revoirs aux rigoleurs, chanteurs, chics, honnêtes, amoureux, dragueurs, malins, bon hommes.
 
La vieille Delf s’en va. A bientôt les Belfortains.

 

Se retrouver le calme

Quelques derniers jours du séjour à Nankin sont réservés pour se calmer, pour bien ranger le vécu, les souvenirs. Ces derniers ne s’oublient pas, ils se cachent. Ils attendent qu’un tel moment à un tel jour, une certaine force les réveillent.

 
2006/8/3

l'approche du départ

(L'espace est devenu un peu étranger...Ce n'est pas dégueulas la couleur....)
 
Le moment du départ se rapporche, sans que je le veux.
Je me sens, et je suis devenue très attachée à ce calme ici, au rythme de la vie, avec le travail chez GE, le livre, les films.
C'est toujours dur de partir, mais bon j'ai l'habitude. Déjà on a dit plusieurs au-revoir à l'atelier, j'ai pris des photos pour ce meilleur souvenir, ce lieu en couleur, ces gens qui sont trop gentils pour moi, accompagnés avec toutes les conneries.
 Je n'oublierai pas ce séjour des 6 mois, depuis janvier 2006, avec ces chers gens de Belfort .  Et comme ce que dit François,  c'est une expérience très riche, surtout celle qui m'a permit de mieux connaitre la France, l'industrie de la France.
L'atelier me manquera, vraiment.

Le mariage

Le Mariage

 

Je me doutais du mariage, j’avais toujours impression que j’aurais une vie instable, j’aurais pas une mode de vie tranquille, je serais privée du droit.

 

Au bout d’un moment, tout est changé, avec un certain vécu, avec la force magique d’un film, ce film de François Ozon, titré « Sous le Sable ».

 

Comme ce que dit Charlotte Rampling elle même, l’amour ne se présente pas, car ça se voit. Tout se voit dans les détails de la vie quotidienne, dans une répétition de l’habitude, dans les mots de tous les soirs. La vie de cette femme après la disparition de son homme de sa vie, m’a fait donc changer d’avis.

 

Je deviens convaincue qu’il existe effectivement un amour qui dure sans qu’on le perçoit, sinon avec l’habitude de tous les jours. Un amour permanent qui permet la vie d’ensemble.

 

C’est ainsi que je lui ai promis de continuer ma recherche de mon bonheur à moi, de l’homme de ma vie.

Je ne lâcherai pas, je te le promets, et je vais le trouver.