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2007/5/31 PHOTOS:一年,大学 Un AnPHOTOS: 这里/Ici.
多半是毕业光盘的照片。借来朋友照片2张,网载若干(III里的;挂一阵就删。) 随便看看。谢LULU, DX,SW, yinhui, Ob+XY, 等等。
Photos de l'univ, la plupart faite par les autres. Texte: voir mon blog fr actuel. 2007/2/7 Tout va bien, on s'en va.
Visa Ita bien obtenu. Je suis redevenue légale. (Mais vous n’avez jamais joué les jeux virtuels ? J’avais plus de sang. Je gagne de nouveau du sang...Ca revit !)
Un très beau séjour à Paris. Delph rétablie pour s’attirer les prochains emmerdements et émerveillements, version italienne (ça arrive déjà, comme prévu)
Le bonheur de retrouver les amis. Toi, on va s’exposer plus longtemps sous le soleil de St Michel prochaine fois. Toi, ma belle, que la maladie s’en va, que tes reportages soient top, et à toi de me trouver un copain. Toi, merci pr la visite, le morceau, la douceur de Paris ; vive l’ « Inter », et il faut partir ! Et toi, je suis contente que t’aimes les photos, seule façon dont je puisse te remercier pr le théâtre, forêt, soupe viennamienne, sandwich marocain, fondue savoyarde(ça risque bcp bcp, mais malgré tout...).
Je suis désolée, mas je ne déteste vraiment pas ce Paris sans espace, étouffant, qui fait chier. Enfin, Paris ne fera pas chier en 7 jours. (Il m'a offert une matinée de neige en plus)
Départ l’après-midi en Ita. Over. 2007/2/5 Insulaire (décompression étape III)« Sur le continent, 57% des gens interrogés affirment qu’un île est un noeud dans la ligne d’horizon, 12% n’y pensent pas, 86% ne considèrent pas l’horizon comme une ligne ou un fil, 23% préfèrent ne pas y penser, 34% ne comprennent pas la question, 47% sont sans opinion, 22% n’y pensent pas, 71% n’en pensent rien. » Un théâtre original de Michel Laubu, Intimae, inspiré de la vie insulaire sur l’île de Houat. Les acteurs dans la silhouette des marionettes, devenant leur ombre, les mettent en mouvement. Les marionettes ont les visages pareils, abstraits. Une simplicité qui représente NOUS, qui implique TOUT. J’ai retrouvé une tendresse sur de tels visages, sur leur impuissance et leur satisfaction de la survie insulaire. Une naiveté, comme celle chez quelques Français, touchante. De très bons accompagnements au violon, à la flûte, à la guitare. Ce devrait être une comédie amusante. Mais c’est curieux. En regardant ces marionettes, avec cette musique dans toute une ombre, qch de l’intérieur m’a envahie, aussi fort que je ne pouvais imaginer, quand je me trouvais avoir des larmes aux yeux pendant un instant. Qch est revenue. Je n’ai pas compris la force de ce théâtre. Je commence à penser à d’autres choses : il faudrais que je me prive du moment de relax ; que je sois constamment occupée, sans beaucoup de réflexion. Les idées flottantes sont devenues pesantes ; je suis de moins en moins sûre de ce que j’imaginais ; j’aurais de moins en moins de courage en suivant ce que je peux penser de moi. Vers la fin, le maître marionnette annonce, « il faut emporter la fenêtre pour emmener les paysages. » la voix--...Tu es là? --Oui, je suis là.
--Qui suis-je ? --...Tu es Toi. La forêt c’est une forêt (décompression étape II)Pour la première fois, la ville de Paris a été liée à la nature. Avant, comme Shanghai, c’était pour moi une ville immense, où il y a pleines d’occasions et peu d’espace. On est sorti de la ville même de Paris pour rejoindre une plaine, un village typique avec de belles maisons anciennes, sous un beau soleil d’après-midi. On gare la voiture pêle-mêle devant un embranchement, pour entrer dans la forêt sans savoir où l’on est ni où arriver. Pur hasard. Dit-il. Une promenade guidée par le chemin, un plaisir anonyme de cette sortie à l’improviste. Personne dans la forêt. Les bruits des bêtes. Un troupeau de cerfs et biches. De gros champignons du roi. Je marche à mon rythme, écoutant les feuilles. Je retrouve ce calme dont j’ai été familière. C’est de se libérer dans un univers où il n’y a plus rien, puis qch remonte tout au fond, jusqu’au moment où elle remplisse tout l’esprit. Elle continue, déborde, échappant de l’esprit. Il y a un moment, on marche le long d’une route principale entre les villes. Ce serait peut-être une route qu’ont traversé les résistants, les allemands, les bandits. Une route imaginaire. La lumière crépusculaire font de beaux dessins à travers les arbres. Les silouettes amoureuses. Une émotion imperceptible. Elle me touche. Je la ressens, de loin. Je la contemple à distance, je crois être dans un autre monde que le leur. Je crois avoir un regard ressemblable à celui d’un dieu, admirable d’un bonheur qui n’appartient pas à lui. Il y a un moment, j’aimerais continuer le chemin, vers tous les sens, j’aimerais me perdre dans la forêt, tranquillement, y rester pour toujours, disparaître à jamais. 2007/2/2 Décompressez-vous!L’horoscope pour cette semaine d’un magazine : Sagittaire, vous allez dans tous les sens cette semaine. Décompressez-vous ce week-end ! Les trucs d’horoscopes sont souvent curieusement justes. Début semaine, je fais un peu de tout, les valises, les dépôts de valise, les nettoyages, les dossiers, les billets, et les trucs administratifs. Cette fameuse histoire de carte de séjour. Mais finalement sortie du stress. Quelles chances j’ai. Arrivée à Paris hier vers minuit, une fille shanghaienne qui habite Paris m’a aidé à descendre et monter les valises ; ce matin au consulat italien pour tenter la dernière possibilité avant de devenir voyageuse illégale. J’ai pas préparé toute la photocopie, le concierge me l’a fait en cachette ; sans titre de séjour ? Aucun problème ; le visa se fait en 7 jours, je l’aurai le 6 juste avant de partir ; je suis prête à payer, la bonne Italienne me dit : no, gratis per i studenti. Tout ça me paraît bien incohérent. Mais ce devrait être prévu (par Y...K...): à partir du pire, tout se tourne vers le mieux. (Et vice-versa, il faut pas l’oublier)
2007/2/1 ScèneDans le métro vers la Muette, bcp d’Italiens. Les annonces de la station en français, puis anglais, puis italien. Une mémé qui gueule en italien, puis en français, à tout le monde et à elle-même. « Viens, viens, jeune, viens près de moi, je te raconte ma vie .» ; « Ho capito, c’è un bello paese, è vero, andiamo ! ...les étrangers...les étrangers sont bienvenus ! ; (elle me regarde) « Et les Chinois, voyons les chinois qu’ils sont gentils, ils sont jamais contre vous, ils obéirent tout... » (quelle réputation) ou, « O les jeunes, pourquoi les jeunes ont tjrs l’air fatigués ? » (Travail ! répond un jeune, un peu fâché.) « Mais travail ? sur quoi ? Fouiller les ennuies ? O les pauvres...Moi j’ai travaillé la ferme. ».... « C’est la République ?(station de métro) O faut que je descende » Folie ou sagesse ? J’ai appris hier...31 janv. Seulement maintenant ai-je rendu compte que je suis à l’étranger, maintenant, avant de quitter Perpignan, à la clôture du premier quart des études Mundus. J’avais dit en arrivant que je ne me sentais presque pas à l’étranger, que tout se passe trop bien, comme chez moi, encore mieux que chez moi. Je devrai changer d’avis. Comme les autres étudiants chinois qui font les études ici, moi aussi j’ai des problèmes. Mon problème n’est pas que c’est un pays inconnu, une langue, une vie toute nouvelle, que je m’éloigne de la famille et des bons copains. Non. Au contraire. Je m’en réjouis d’avoir vécu la vie d’ici, de retrouver les copains d’ici, de parler cette langue dont une charme inconnue. Mon problème est que je m’habitue trop à la vie, à la vision de France, tant que j’ai oublié mon identité étrangère, et le besoin des papiers pour mon voyage. J’ai tort. Et surtout, ne rêve pas, Etrangère. Hallucinant31 Janv. C’est un sentiment étrange de mettre toute une vie dans deux sacs. Tout était là, tout va disparaître. Ce n’est qu’une traversée. Je fais les bagages, j’ai vu des choses que j’ai apporté et que j’ai rarement utilisé. C’est drôle, j’ai deux paires de draps, sans même ouvrir le paquet ; trop de vêtements et de chaussures ; trop de livres cettte fois. Je n’aurai pas besoin non plus de tant de médicaments. J’ai presque envie de tout jeter. De dire à la chinoise : « Mais tu vas te réfugier ?? » J’entends cette voix à l’intérieur, celle que j’ai entendu l’autre jour en faisant les même valises à Shanghai. Elle me disait, « Ca y est Delph, c’est parti. Tu n’y retourneras pas. T’auras ta vie, à toi. ». Je croyais que c’était une vie. Je me trompe. Soyons clairs : tu voyages, tu ne vis pas. 2007/1/26 Ils m'ont dit...That the owner of the logement said they prefer native eng-speaking student, or french or german student.
That I should choose among the 3 appart. still vacant.
No comment.
Just no villa to stay in italy. Just far away from the study place. Just no or little chance to connect.
Just nothing, quoi. 2007/1/24 DossierIl faut déjà commencer à écrire, puis tu pourras les corriger. Disait-il. Ecrivez, sans réfléchir. Puis vous rejetez tout. Dit-il. Puis j'aurai ce que je veux, non ? Merci profs. 2007/1/22 Dossiers
0.25+0.5+1+0.25=2
C’est de la galère, de commencer un dossier...d’autant plus que l’inspiration m’atteint tjrs en pleine nuit pr empêcher le sommeil... Je préfère ramer. Franchement. 2007/1/10 La charme triomphe de TOUTHistoirette Shanghai. District X. Chaîne de Macdonard. Du monde. Un garçon et une fille. Jeunes, à peu près 17 ans. Sur leur plateau, un humburger, un part de cuisse de poulet, un packet de chips, une glace, deux Coca. Une fois mise à table, elle commence à avaler le humburger avec voracité, comme si elle n’avait rien mangé pendant plusieurs jours. Lui, de sa part, suce soigneusement le Coca, les yeux fixant sur elle. --Qingqing, je peux te poursuivre ? --Non ! Bouche bourrée, elle répond nettement sans lever la tête, s’occupant de son humburger. --Sans la moindre possibilité, sérieusement ? --Sans la moindre possibilité ! ... Deux minutes plus tard. Elle a fini son dernier bout de humburger. Ayant ressenti qch de bizarre, elle lève la tête. Il la regarde toujours. --Est-ce que...est-ce que je peux continuer à manger ? Elle a l’air pitoyble. --Ah oui...oui. Oui bien sûr . Soulagée, elle s’est tourné vers la cuisse de poulet. Embarrassé, il a poussé un soupir léger. Rire alentour . Ô ce pauvre, il n’a rien compris... (CECI n’est pas une pub.) 2007/1/3 Moderato phonétiqueIl y a longtemps, une
prof étrangère nous avait parlé d’un effet émotionnel pur des mots, découlé de
la nature inhérente de leur prononciation, malgré la signification.
J’ai compris seulement maintenant cette expérience sentimentale, en me laissant toucher par certains mots qui me traversent avec leur douceur minuscule. Calcutta- mendiante- Shanghaï- Bangkok - Nankin- Carcassonne- Israël- girouette- claxon- incongru. Mundus - Eros- coriandre- Rochelle - Saint Petesbourg- labyrinthe hypnosie (que je confonds t le temps avec hypnose) - pixel- chicorée- couscous Béchamel- Torcatis- Chambéry - Vietnam - Città Altà - flora 2006/12/15 Visite MédicaleLe processus d’obtention du titre de séjour dans les provinces parait beaucoup moins efficace qu’ à Paris. Au bout de 4 mois, j’ai reçu finalement la convocation pour la visite médicale, dernière barrière à passer avant l’arrivée du titre de séjour définitif. RDV à 8 hrs. Centre de pneumologie. On compte seulement 6 personnes au plus dans la salle d’attente. Je suis parmi les premiers six personnes. Simplement le pesage, la vue, la radiologie pulmonaire. Ca va vite passer, je me suis dit. Je me trompe. Le premier qui arrive n’a pas bougé jusqu’à 9hrs. Ca circule, d’une vitesse imperceptible. Un rythme plus lent que Taiji, et encore plus lent que le mouvement du camera durassien—ces idées incohérentes m’arrivent au bout de deux heures d’attente, et j’ai rendu compte qu’ici en France vaut mieux ne pas présupposer le temps d’attente à partir de la dimension de la queue. En Chine on est nombreux dans une queue qui se raccourcit rapidement ; ici on prend du temps pour que tout soit bien carré—les Français sont CARRES. Ca, je m’expliquerais plus tard. Au bout de deux heures, je n’arrivais plus à lire India Song. Moitié ensommeillée, je pense de nouveau à l’idée que j’avais dans tous les procédures administratifs concernant le séjour en France : si..., alors...Si je n’arrive pas à contacter le prof en vacances, alors je n’aurai pas la lettre d’attestation d’études. Si je n’aurai pas de quoi à approuver mes études en France,alors CELA ne va pas transmettre mes dossiers au service VISA. S’il me manque un papier de quoi que ce soit, alors je n’aurai pas mon Visa à l’heure. Si je n’aurai pas mon Visa avant la date du départ de billet d’avion, alors je ne pars pas. Donc si jamais une chose soit bloquée, je ne pars pas, je reste à shanghai. Ce n’est pas plus mauvais que rien. J’ai pu ainsi passé la période la plus stressante dans cette histoire administrative pour rester sang-froid.
Cette fois, je fais une nouvelle hypothèse : si jamais j’avais une tâche dans mon poumon, je rentre sans tarder ; ça m’est égale. Ca m’est égal, malgré tout. 11hr20. Sortie de la porte du centre de pneumologie, je me suis dit, en tout cas une chose est certaine : la radiologie pneumo., je l’ai fait plusieurs fois avant en Chine, mais c’est la première fois que je puisse voir de mes yeux ma carcasse sur le rapport de radiologie, elle est comme une installation artistique à l'intérieure, et « c'est parfait », disait le médecin. 2006/12/14 Ce jour-là, les voeux douces
Certaines personnes peuvent s’en foutent de leur anniversaire, cette date n’est pas plus particulière que les autres dans toute l’année; alors que moi je m’attache à ce jour-là, je le vois même recouvert d’une teinte sacrée.
Il ne m’arrive pas souvent de faire la fête avec des amis à cette occasion. Dans mon souvenir depuis le lycée, ça a devenu une cérémonie personnelle. Je me rappelle bien que, le jour de mon anniversaire, chaque fois il y avait du soleil au bout d’une période du temps sombre et froid. Je me promenais sous ce beau soleil, rare en plein hiver, je remerciais au ciel de ce cadeau qui me réchauffait, me soulageait, et c’était à partir de cette époque-là que j’ai eu l’habitude de regarder le ciel.
Je n’attendais pas les voeux des autres. L’enfant n’aime pas la déception. Pourtant je savais que Ting allait m’écrire sur un bout de feuille, que j’allais lui écrire à mon tour, qu’on allaient faire les tours sur le terrain de sport. Ting était ma meilleure amie de classe. C’était avec elle que j’ai passé les temps les plus difficiles, elle qui m’avait influencé à écrire, et avec qui je partageais la douceur des bouts de feuille pendant tous les trois ans.
Un autre voeu ponctuel vient d’un homme dont je me souviens à peine de son visage. Nous nous sommes rencontrés qu’une fois, comme voisins, dans un auberge désert d’un village de 5000m d’altitude sur le plateau Tsinghai-Tibet. Les deux soirs que l’on étaient ensemble, on discutaient les choses de la vie, on allaient se promener pour apprécier le ciel couvert du rideau d’étoiles en pleine nuit et malgré certains chiens tibétains qui surgissent, avant de se dire adieu. Depuis, il m’envoie une fois par an un SMS lors de mon anniversaire. C’est fabuleux.
Ce jour-là, je parle avec ma croyance à moi. J’aime ma croyance. Je fais un voeu pour le devenir et le vécu à venir, avec ferveur. J’écris davantage. J’ai davantage conscience du découlement du temps filé, de ses traces, en projetant le rétrospective dans la tête.
Mes 23 ans ont été merveilleux. Ce doit être un point de repère marqué par les flots ondulés, au bout desquels toutes mes voeux sont devenues la réalité. Chapeau.
Merci à tous ceux qui m’ont éclairée, pour que je persiste dans ma voie ; ceux qui m’ont appuyée et encouragée, que je puisse continuer à avancer. Merci à ceux que j'aime et qui m’ont aimée. 2006/12/4 Mundus
Lors de la réunion d’accueil, Monsieur l’Initiateur du programme avait dit que « vous allez vous présenter comme Mundus, pour ne pas se confondre avec les Erasmus. ». Je n’avais toujours pas compris ce mot, apparu dans le titre même du programme. Je le prononçais mal avant d’écouter le prononcer les profs d’ici, ayant l’idée que c’était certainement l’argot d’un groupe hétérogène tel que le nôtre, et qu’il pouvait y avoir une puissance magique. Cela jusqu’au moment où, dans un cours d’Hétérologie, le prof nous expliquait des théories de G. Bataille, que j’ai compris ce que vaut dire le Mundus : « Le dedans et le dehors... comme Mythos, la mythologie, en dehors de Logos, la philosophie...C’est à partir du Chaos que se produit de l’Ordre...Le Chaos, c’est l’Immonde, en dehors du Monde ; Le Monde en français, Cosmos en anglais, ou Mundus en latin. Comme nos amis Mundus dans la salle. » Dès lors j’ai beaucoup apprécié cette appellation. Les Mundus, ceux qui sont en-deçà et au-delà, qui se basculent à gauche et à droite en se fixant sur la ligne de démarcation, en pleine aventure intellectuelle. Une autre fois, à la première séance du séminaire de ma directrice, comme ce que faisaient d’autres profs, elle nous demandait de « sortir une fiche et vous présenter » (tradition de la fac française que nous avons vécue durant le BAC+4 à Nanda grâce à tous nos quatre profs étrangers qui se succèdent). Elle lisait la mienne en rajoutant : «Cette jeune chinoise est Mundus... Les Mundus sont flottants ». Elle me souriait, un air de complice sur son visage. Elle devrait être contente de son jeu de mots, inspiré de notre RDV juste avant le cours, dans lequel je l’avais embêtée avec mon hésitation sur le sujet de mémoire. On est Mundus, flottant. C’est joli. 2006/11/30 GantsCours : Processus de l’hétérologie. Thème : L’Incohésion. Question : Qu’est-ce vous en pensez de cette photo ? I. C’est une sorte de l’amour, dont les deux s’aiment tant alors qu’ils ne se touchent plus. Ils se saisissent les mains, derrière les gants, ils ne se sentent plus la température de l’une et de l’autre. Ils veulent faire l’amour. Ils ne peuvent le faire. Ils le font en regardant les gants. Ils regardent les gants faisant de l’amour. II. C’est une sorte de l’amour, dont les deux corps se rapprochent et se touchent, instinctivement. Pourtant ils ne se sentent pas. Ils font l’amour alors qu’ils ne se reconnaissent pas l’un de l’autre, derrière le gant, là où ils se cachent, se déguisent, se protègent. Ils sont vides à l’intérieur du corps.
Dieu dit, VOUS...Vous allez vous marier. Vous, monsieur, vous allez épouser cette demoiselle qui vous charme ; vous, mademoiselle, vous allez épouser ce monsieur qui vous calme. Que vous alliez voyager ensemble , pour vous installiez en France ou en Chine plus tard. Que vous vous aimiez, vous disputiez ; vous vous quittiez pour vous vous retrouviez ; Que vous feriez de l’amour. Vous vous sauviez, vous vous soulagiez. Vous allez écrire comme Duras ; et vous, vous pensez comme Deleuze. Vous observez le monde comme Truffaut; vous le comprenez comme Camus. Vous partagez l’intelligence et la liberté comme Sartre et Beauvoir. Je ne vous assure pas une vie tranquille, je vous promis un vécu tangible. Que le bonheur permanent vous avène, avec du temps. Amen ! Ci-dessus est un cas du délire hallucinatoire, déclaré sous la pression de rédaction-mémoire et d’innombrable lectures) |
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